BiLL-Boké

L'Afrique autrement

Amara Kalabane

        Amara Kalabane bande_drapeau-300x49

         Originaire de Guinée, Amara Kalabane vit en France depuis 1989. Chorégraphe, danseur, musicien, percussionniste, l’artiste a de multiples cordes à son arc. Après avoir posé ses valises à Bellegarde en 2013, il donne désormais des cours de danses et de percussions africaines au sein de l’association ActiVals. Il participe cette semaine au festival de la Marmaille.

849834027_B978157232Z.1_20160318182354_000_GA46D9O9K.3-0

          Il est né à Boké, une ville de Guinée sur les bords du Rio Nunez, parle de nombreuses langues, parmi lesquelles le malinké, le peul, le bambara, le soussou… Celui qui appartient à l’ethnie Landouma a commencé à danser et à jouer du djembé « dès l’âge de 4 ans, pendant la récréation, à l’école. Parmi mes neuf frères et sœurs, j’étais le seul artiste. Sous la présidence de Sékou Touré, on étudiait une seule matière par semaine. C’était un régime très fermé ».Il s’est familiarisé avec la danse grâce aux compétitions inter-quartiers.

bande_drapeau-300x49

          En désaccord avec le système, Amara quitte l’école très tôt et prend la poudre d’escampette jusqu’au Sénégal. « Je suis parti à pied, à l’âge de 15 ans, en passant par la Guinée-Bissau, la Casamance, la Gambie. » Passionné par les traditions africaines, les rituels des différentes ethnies, il intègre plusieurs troupes de danse au Sénégal, participe à des compétitions, se forme aux métiers de chorégraphe et de metteur en scène. Il a tourné avec de nombreux ballets (Ballets d’Anssoumane Domocoro, de Moussa Sylla, Bougarabou, Allantantou, Ballets d’Afrique noire…).

bande_drapeau-300x49

          Arrivé en Europe en 1983, il collabore avec plusieurs compagnies (dont les Ballets d’Afrique noire, Bougarabou, le Ballet Nimba de Mbemba Camara… en France) et participe à de nombreux spectacles (dont Black Ballad monté par Archie Chepp, Opéra Africa…) « J’aime la scène et la rencontre avec le public. » Après une tournée en Espagne en cette même année, il est invité quatre ans plus tard pour participer à la création d’un grand spectacle à Turin, sous la houlette de la chorégraphe Irène Tassanbedo.

bande_drapeau-300x49

          En 1989, l’artiste africain décide de venir habiter en France, à Paris durant cinq ans, où il enseigne puis à Clermont-Ferrand, dès 1994. où il crée sa propre compagnie Batapon Malanyi, du nom d’une rivière magique (source de vie), « un fleuve sacré que j’ai traversé pour partir de Guinée. C’est toujours ma compagnie aujourd’hui. Elle enrichit ses créations grâce à des échanges avec des artistes originaires de différents continents. Elle puise principalement son répertoire dans les chants et les danses traditionnels d’Afrique de l’Ouest, et en particulier ceux de la Guinée Conakry ». Résidant désormais près de la frontière avec la Suisse, il revient régulièrement en région parisienne pour y animer des stages. Il enseigne également en province et  à l’étranger.

bande_drapeau-300x49

Art sans frontières

          La compagnie regroupe 23 danseurs et musiciens, de toutes origines. Avec des objectifs précis : « la rencontre des différentes cultures à travers la danse et les percussions. La compagnie doit être une mémoire qui préserve un patrimoine culturel et transmet des valeurs ancestrales de la communauté de base africaine. Tout en sachant que les thèmes autour desquels s’organisent les chorégraphies ne sont pas spécifiquement africains mais universels, humains. L’art n’a pas de frontières ».

bande_drapeau-300x49

          Celui qui a voyagé dans l’Europe entière avec d’autres compagnies pour promouvoir ses arts et l’Afrique, a développé au fil du temps une spécialité : la danse sur échasses. « En Guinée, les échassiers sont les messagers de la forêt. Une fois par an, ils protègent les enfants lors de leur initiation. Perchés jusqu’à 12 mètres de hauteur, ils sont là pour éviter le mauvais œil, le mauvais esprit. » L’initiation des enfants a lieu à l’âge de 6 ans. « En plus d’être circoncis, ils apprennent le respect de l’autre, de soi-même, la connaissance des éléments, de la forêt, le respect de la nature par des personnes qualifiées. Tout ce qu’ils apprennent reste secret. »

bande_drapeau-300x49

          Depuis son arrivée à Bellegarde, en 2013, Amara donne des cours hebdomadaires de danses et de percussions africaines, pour tous les âges et niveaux. Il participe actuellement au festival jeune public Musique pour la Marmaille en animant un stage pour les enfants ce vendredi 18 mars, de 17 à 19 heures, à la Passerelle des Arts. Une démonstration de leur travail sera présentée samedi 19 mars à 14 heures, sur la place Jeanne-d’Arc, lors de la fête des enfants. Elle sera suivie d’un spectacle de danse sur échasses.

Julien Champclos

bande_drapeau-300x49

http://www.latribunerepublicaine.fr/a-la-une-la-tribune-republicaine/amara-kalabane-l-artiste-guineen-qui-danse-sur-des-echasses-ia921b0n159142

bande_drapeau-300x49

Quelques liens:

Amara_Kalabane_1

http://kalabaneyah.com/les-fondateurs/amara-kalabane/

bande_drapeau-300x49

Amara_Kalabane_2

https://www.facebook.com/amara.kalabane

 bande_drapeau-300x49

Amara et ses échasses

Image de prévisualisation YouTube

bande_drapeau-300x49

La compagnie BATAPON

Image de prévisualisation YouTube

bande_drapeau-300x49

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

L'ART DU CHAABI |
alvino |
louison la chanson orgue de... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Txakun
| LA MUSIQUE ET LA SOCIETE
| "karakatuk"